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dimanche 19 mai 2019

Mai 2019 Kaysersberg 68240

Visiter une ville avec les yeux ouverts ! 
Visiter et, en plus de l'architecture, voir l'humour et la poésie. Tant de choses sont présentes derrière chaque monument ; l'histoire et les petites histoires des bâtisseurs et des gens présents, de l'époque et jusqu'à maintenant et se dire : "J'en fais aussi partie !" 

Visiter et partager et donner envie de visiter. Être derrière chaque photo avec les monuments, les touristes, les vrais habitants ou les commerçants.

https://www.youtube.com/watch?v=-Ymx0-hZXIE

Oui, à Kaysersberg, sous la lumière du soleil ou de celle moins forte de la lune, il y a beaucoup de poésie mais, seulement pour ceux qui savent voir ; ce n'est pas donné à tout le monde.

En tout cas, faire une photo à 6 heures du soir et réussir à saisir l'instant où il n'y a pas un touriste, avouez que c'est fort. Eh bien, je l'ai fait ! (la preuve en vidéo)

Bonne visite à vous. 

Et, n'oubliez pas de visiter le blog de mes amis :



jeudi 16 mai 2019

Arles se donne... en spectacle


Arles se trouve sur le chemin qui mène à Marseille et j’y passai maintes fois. Un jour, parce que j’avais le temps, je m’y arrêtai. 

En premier, j’allai voir les arènes ; l’amphithéâtre. 
Ce monument peut contenir plus de 12 mille personnes mais, il en accueillait 21 mille à l’époque romaine. Sa construction date de la fin du 1er siècle et il est toujours en parfait état. 

Ensuite, j’allai visiter l’église Saint-Trophime. 
On me fit remarquer que les deux premières galeries datent du 12ème siècle et sont du style roman et les deux autres, de style gothique, sont du 14ème siècle. Moi, je pensai plutôt au nom « Trophime » que je ne connaissais pas et que je n’avais jamais vu dans le calendrier. 
(Saint Trophime, serait le premier évêque d’Arles, en l’an 46 de notre ère ; pour d’autres historiens, ce serait plutôt au 3ème siècle. Il est fêté le 29 décembre.) 

Ma première visite de la ville d’Arles s’arrêta là, car je ne devais pas oublier mon rendez-vous à Marseille. Mais, j’y retournais plusieurs fois. 

Arles est située dans les Bouches-du-Rhône, côté gauche du fleuve Rhône et donc en Provence. Elle est à une trentaine de km de Nîmes et à 80 de Marseille.
Du temps des romains, on l’appelait Arelate.  Ce mot est d’origine celtique et veut dire près du marécage ou de l’étang. Ce qui veut dire que la ville a un passé très ancien et les historiens la situent à plus de 2.500 ans. 

Plus près de nous, elle est rappelée grâce à Fréderic Mistral (1830/1914) et à Georges Bizet (1838/1875), qui mettent à l’honneur la célèbre « Arlésienne », et à Vincent Van Gogh (1853/1890) qui y fit un séjour de février 1888 à mai 1889 et, entre-autres tableaux sur Arles et sa région, nous lui devons le tableau « La Chambre à coucher » (3 versions peintes par VVG) qu’il louait dans « la Maison jaune » en septembre 1888. 
Mais, pour moi, ce serait plutôt les excellents chanteurs Serge Lama et Graeme Allwrigt que j’allais voir et écouter à l’amphithéâtre d’Arles.  

Actuellement, Arles est renommée pour ses « Rencontres de la photographie » qui se font, pour 2019, du 1er juillet au 22 septembre, soit plus de 2 mois et demi. 

A suivre… 

Comme convenu avec mes amis, voici leurs blogs : AnselmeLutin, avidoxe, Ateliers d'écritureS, Dan et Dina, Dina de Dan,  Ecrire Pastel, Éric Valloni, gravillons, polarsensudalsace et VittorioDenim Bonne lecture et, partagez, faites-vous plaisir.

mercredi 8 mai 2019

Sous le nez de Menton


A peine arrivé à Nîmes, je fréquentai la Baume près de Poulx. C’était une vie différente et plus agréable tous les jours (Lire Vacances à Nîmes et…). Fin juillet, je décidai d’acheter une voiture et, début août, je pris la route des vacances. 

Cette route passait par Menton.
Menton, à 7 km de Monaco, est la dernière ville française avant Vintimille, ville presque jumelle située, à 11 kilomètres, en Italie. Les deux villes s’accrochent aux pieds des Alpes et arrivent jusqu’à la Mer Ligure (Méditerranée). La frontière sépare les deux villes.
J’étais obligé de passer par là. J’en profitai pour visiter. 

La journée ne me suffit pas à satisfaire la visite. Parc et jardins, monuments et maisons m’occupèrent assez et le soir j’étais fatigué pour reprendre la route. Je restai un jour de plus.
Le lendemain, petit déjeuner à l’hôtel et je repris ma route. 

Arrivé à la frontière (à l’époque, il y en avait) un douanier m’arrêta. Avec mes cheveux longs, je ne devais pas avoir une tête qui lui revenait : un jeune, bronzé, moustache et cheveux longs, blouson en cuir, qui voyage seul… c’est un gitan, un trafiquant, un gars louche !

Bref ! Il me demanda d’éteindre le moteur. Je le fis. Il me demanda de descendre de la voiture. Je m’exécutai. Il me demanda d’ouvrir le coffre et se dirigea à l’arrière du véhicule.
Là, j’étais un peu embêté. J’avais un Simca 1000 et, à l’arrière, il y a le moteur ; le coffre est à l’avant ! Mais, comment lui dire sans le vexer ? 

Doucement, je me penchais dans l’habitacle pour accéder à la poignée d’ouverture du coffre et celui-ci en s’ouvrant fit un bruit. Toujours doucement, je soulevai le coffre, à l’avant, faisant comme si je ne l’avais pas vu aller à l’arrière du véhicule et montrai ma valise dans coffre étroit à l’avant.
Le douanier ne voulut pas paraitre surpris et me dit rapidement : « C’est bon, dégagez. » Ce que je fis rapidement. 

J’avais encore 700 km à faire mais, cette histoire me fit rire pendant tout le voyage parce que je pensai au sketch de Fernand Reynaud qui dit à plusieurs endroits : « Je ne suis pas un imbécile ; je suis douanier ! »
(Pour les plus jeunes : Fernand Reynaud, artiste comique de scène et acteur, 1926-1973 nous a fait rire avec le plombier, le raciste, restons français, le plombier, le paysan (ça eût payé), allô tonton pourquoi tu tousse, avec deux croissants, etc., et le douanier !) 

Puis, j’oubliai cet incident et passai quinze jours formidables. Ce fut au retour que l’histoire me revint. Je devais à nouveau passer la frontière entre Vintimille et Menton. La vie est pleine d'imprévus et, je redoutais de tomber sur le même douanier. D’autant que j’avais des marchandises que j’avais acheté en Italie et qui étaient, comment dire : surveillées, règlementées, comme entre-autres, les alcools fort qu’on ne trouvait pas, à l’époque, en France (Grappa, Strega, Sambuca et Zabov.) 

Le douanier  s’avançait vers moi… quand la voiture derrière moi klaxonna ! L’attention du douanier se porta vers elle. Sans même me regarder, il me fit signe de passer. Je m’éclipsai. 

Ce fut génial. Je ne sais pas pourquoi le conducteur avait klaxonné mais, merci Monsieur. Ce fut génial. 

A suivre… 

Comme convenu avec mes amis, voici leurs blogs : AnselmeLutin, avidoxe, Ateliers d'écritureS, Dan et Dina, Dina de Dan,  Ecrire Pastel, Éric Valloni, gravillons, polarsensudalsace et VittorioDenim Bonne lecture et, partagez, faites-vous plaisir.

jeudi 25 avril 2019

Béziers et la fille caméléon


J’allais assez tôt à Béziers ; j’avais une amie du FJT dont les parents y habitaient. Je l’avais accompagnée deux ou trois fois quand elle rentrait les voir. 
Cependant, nous, le groupe dont je faisais partie, allions à la plage. (Voir le post du 21/03)
Le soir, on récupérait la Biterroise et on rentrait à Nîmes, assez fatigués ; à la plage, on se dépensait beaucoup. 

Puis, un jour, notre amie se maria et nous invita à la noce. Et c’est là que je fis la connaissance de « la fille caméléon ». 

Au mariage donc, une fille attira mes yeux tant elle me regardait ! Elle devait avoir dix centimètres de moins que moi, était d’une taille fine, habillée d’une robe longue de couleur bleu pastel, une coiffure avec un chignon et le teint hâlé ; tout pour me plaire. Je ne me fis pas prier ; je l’invitai à danser. 
Nous passâmes une excellente soirée à rire, danser et parler et même à s’éloigner un petit moment pour s’embrasser sous la pleinelune. C’était merveilleux, tant que je lui donnai rendez-vous pour le samedi suivant. 

Bien qu’il me semblait loin et lent à se montrer, le samedi suivant arriva et je me dépêchai de retourner à Béziers. Elle m’avait donné l’adresse. 
Comme j’étais impatient de la retrouver ! J’étais même arrivé avant l’heure. Je me languissais de la voir. 

Soudain, je vis arriver une fille qui semblait venir vers moi. Elle avait les cheveux très courts, des lunettes, un jean et des baskets, un visage pâle et était toute petite et menue. Je pensais tout de suite au pire : « Elle a envoyé une amie pour me dire qu’elle ne viendra pas ! » 

Eh bien, non, c’était bien elle ! 

Elle avait quitté sa perruque, ôté ses lentilles de contact, viré les talons hauts et rangé sa belle robe bleu pastel. C’était elle mais, ce n’était pas la même, pas celle qui m’avait fait vibrer ! Je fus encore plus surpris quand elle m’annonça que « ses parents » ne voulaient pas que je la fréquente ! 

Bon. De toute façon j’étais tombé amoureux d’une personne qui n’existait pas… 
Mais, j’étais encore sous le choc. J’avais besoin de réfléchir. Alors, plutôt que de rentrer, je m’en allai marcher vers le centre de Béziers. 

Je visitai la Cathédrale Saint Nazaire (12ème siècle) et le jardin des évêques, je vis le pont vieux (héritage des romains et encore actif) et les arènes, j’aperçus le canal du midi, chef d’œuvre de Paul Riquet, le théâtre municipal et le jardin des poètes nommé ainsi pour les nombreux bustes de poètes qui parsèment ses allées, et j’eus même le temps de m’asseoir à une terrasse pour boire une boisson fraiche et faire le point. L’après-midi y passa. 

Le soir, je retournais à Nîmes tel un touriste, content d’avoir visité des monuments qu’il ne connaissait pas. La lune ne brillait plus qu’à moitié ! 

Oui, Béziers est une belle ville et je vous conseille la visite. Mais, je ne retournai plus à Béziers. Mon amie, mariée avait suivi son mari et avait changé de ville. Valras était devenue une plage comme les autres et j’avais la Grande-Motte beaucoup plus près. 

Quant à la « fille caméléon », on s’échangea encore 2 courriers mais, le charme était rompu. Dommage, c’était une soirée merveilleuse. 

Il me resta tout de même une morale : ne jamais bâtir quelque chose sur un mensonge. On gagne plus à être soi. Toujours. Il faut être fiers de ce qu’on est ; petits ou grands, rouge ou blanc, avec ou sans les lunettes, etc., nous avons tous une utilité. 

A suivre… 

Comme convenu avec mes amis, voici leurs blogs : AnselmeLutin, avidoxe, Ateliers d'écritureS, Dan et Dina, Dina de Dan,  Ecrire Pastel, Éric Valloni, gravillons, polarsensudalsace et VittorioDenim Bonne lecture et, partagez, faites-vous plaisir.