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mercredi 20 mai 2020

Des cas potables


Il faut que je vous raconte. 
J’étais devant un magasin, j’avais fait les courses et je les rangeais dans la voiture.
A ce moment-là, une dame en décapotable s’est arrêtee à côté de moi. 

Je termine mon rangement, ferme le coffre et vais ranger le caddie. Je reviens, rentre dans la voiture et mets le contact. Je regarde derrière et de côté pour quitter le parking.
Je vois que la dame qui s’était garée à côté sort de la voiture, claque la portière et « la ferme à clef » ! Puis, elle s’en va faire ses courses. 

Moi, je sors de ma place de parking et commence à aller vers la sortie. Mais, il y avait quelque choses qui m’avait interpellé : « Pourquoi fermer la portière à clef si c’est une décapotable !? »
Je n’ai pas de décapotable. Donc, je n’ai pas de réponse à donner. Mais, je suppose que si elle l’a fait, ce n’est pas pour éviter que le vent ne pénètre dans l’habitacle ; il doit donc y avoir une autre raison. 

Si vous pouvez me la donner… merci. 

En attendant, sachez que le Tome 2 de la série Rouge sur Blanc est visible sur le net. Titre : Fabien et l’identité enfouie T2 ; polars qui vous fera connaitre le sud de l’Alsace et notamment Belfort, Mulhouse et Colmar

A suivre… 

Comme convenu avec mes amis, voici leurs blogs : avidoxe, Ant Askman, cap Morgenspat, Ecrire Pastel, Éric Valloni, gravillons, et VittorioDenim ; sans oublier notre « Ateliers d’écritureS 68 ». Bonne lecture et, partagez. Faites-le pour vous, partagez !
Bonne lecture et, partagez, faites-vous plaisir.

jeudi 13 juin 2019

Saint-Gilles et Vauvert, les deux du Gard


Un jour, c’était en mai, j’ai eu envie d’aller visiter une localité pas plus éloignée mais moins accessible : Les-Saintes-Maries-de-la-Mer. Mais, ce n’est pas des Saintes dont je vais vous parler, les Saintes, je vous en parlerai plus tard. 

Donc, voici.
Pour aller aux Saintes, mes amis ‘locaux’ et moi, nous étions passé par Saint-Gilles-du-Gard et, au retour, le soir, nous nous étions arrêtés dans une crêperie à Saint-Gilles ; « Un restaurant breton où, m’avaient-ils dit, les crêpes sont excellentes ! » Ce qui s’avéra vrai. D’autant que je n’avais jamais fait un repas entièrement aux crêpes de l’entrée au dessert avec un « trou normand », offert par le patron, aux deux tiers du repas. 

Bref ! Pendant le repas, nous avons parlé de tout et de rien mais surtout des villes et villages autour comme les Saintes ou Vauvert. 
Le mot Vauvert m’avait intrigué car Brassens en parle dans certaines de ses chansons : « au diable vauvert » et j’étais, et suis encore, un amateur de Georges Brassens. Je me promis donc d’aller visiter ce Vauvert que le peuple associe au diable.
En fait, ce qui m’avait fait dresser l’oreille c’était la couleur : ‘vaut vert’ qui ne ‘colle’ pas bien avec le rouge du feu de l’enfer ou du diable tel qu’on se le représente.   

Voici des explications que j’ai trouvée dans des chansons de G. Brassens :
Première explication, tirée de « Les funérailles d’antan » :
Au diable Vauvert :
On entend parfois "au diable vert". Aujourd'hui on dit "à dache" (Dachau?) ou "à Pétaouchnok " dont la consonnance évoque la lointaine Sibérie. Rabelais parle du "diable de Vauvert". Le château de Vauvert, célèbre au Moyen Âge pour le sanctuaire de la Vierge qui était tout près, se trouve dans la région de Nîmes, ce qui, pour les Parisiens, était à l'époque aussi loin que pour nous la Sibérie.
Diable Vauvert :
L'origine de cette expression est certainement une diablerie, car les gens de Vauvert (dans le Gard) reconnaissent eux-mêmes, je cite : "Il s’agit vraisemblablement d’une récupération « vauverdoise gardoise », d’une ancienne légende de la région de Meudon."
Deuxième explication, tirée de « Ballade des gens qui sont nés quelque part » :
Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar
Ou même de Montcuq ils s'en flattent mazette

Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

J’en ai donc déduit que :
Vauvert vient de vaux-vallons et vert, la couleur de ces vaux devenus ‘vau’ dans l’écrit, vaux verts, vau-vert, Vauvert.  
Par ailleurs, envoyer quelqu’un au diable, c’est l’envoyer très loin.
Au diable vauvert signifie donc que « c’est loin ». 

Je suis donc allé vérifier. Vauvert n’est pas loin, en distance, de Nîmes, Saint Gilles, d’Aigues-Mortes ou des Saintes mais il est difficile d’accès. Une seule départementale le traverse et pour l’emprunter il faut faire un détour donc : Vauvert semble loin de tout et je suppose qu’il l’était encore plus dans les siècles passés quand il n’y avait que des petits chemins pour y accéder. En tout cas, à moi, le chemin me sembla long. 

Naturellement, il y a d’autres explications comme ce Vauvert près de Paris et très éloigné du Vauvert près de Nîmes ! 

Mais, c’est quand même un beau village puisque à l’époque où j’y allai, il y avait 7.000 habitants et il y en a plus de 11.000 aujourd’hui ! Le « C’est beau mais c’est loin » (de Jacques Chirac) se vérifie ici puisque les gens s’y plaisent et la population augmente.  

Quant à Saint-Gilles-du-Gard, il vaut aussi le détour. La preuve en est que Demis Roussos, le chanteur des « Aphoriste’s Shild » y a habité durant des années.  

A suivre… 

Comme convenu avec mes amis, voici leurs blogs : AnselmeLutin, avidoxe, Ateliers d'écritureS, Dan et Dina, Dina de Dan,  Ecrire Pastel, Éric Valloni, gravillons, polarsensudalsace et VittorioDenim Bonne lecture et, partagez, faites-vous plaisir.

mercredi 8 mai 2019

Sous le nez de Menton


A peine arrivé à Nîmes, je fréquentai la Baume près de Poulx. C’était une vie différente et plus agréable tous les jours (Lire Vacances à Nîmes et…). Fin juillet, je décidai d’acheter une voiture et, début août, je pris la route des vacances. 

Cette route passait par Menton.
Menton, à 7 km de Monaco, est la dernière ville française avant Vintimille, ville presque jumelle située, à 11 kilomètres, en Italie. Les deux villes s’accrochent aux pieds des Alpes et arrivent jusqu’à la Mer Ligure (Méditerranée). La frontière sépare les deux villes.
J’étais obligé de passer par là. J’en profitai pour visiter. 

La journée ne me suffit pas à satisfaire la visite. Parc et jardins, monuments et maisons m’occupèrent assez et le soir j’étais fatigué pour reprendre la route. Je restai un jour de plus.
Le lendemain, petit déjeuner à l’hôtel et je repris ma route. 

Arrivé à la frontière (à l’époque, il y en avait) un douanier m’arrêta. Avec mes cheveux longs, je ne devais pas avoir une tête qui lui revenait : un jeune, bronzé, moustache et cheveux longs, blouson en cuir, qui voyage seul… c’est un gitan, un trafiquant, un gars louche !

Bref ! Il me demanda d’éteindre le moteur. Je le fis. Il me demanda de descendre de la voiture. Je m’exécutai. Il me demanda d’ouvrir le coffre et se dirigea à l’arrière du véhicule.
Là, j’étais un peu embêté. J’avais un Simca 1000 et, à l’arrière, il y a le moteur ; le coffre est à l’avant ! Mais, comment lui dire sans le vexer ? 

Doucement, je me penchais dans l’habitacle pour accéder à la poignée d’ouverture du coffre et celui-ci en s’ouvrant fit un bruit. Toujours doucement, je soulevai le coffre, à l’avant, faisant comme si je ne l’avais pas vu aller à l’arrière du véhicule et montrai ma valise dans coffre étroit à l’avant.
Le douanier ne voulut pas paraitre surpris et me dit rapidement : « C’est bon, dégagez. » Ce que je fis rapidement. 

J’avais encore 700 km à faire mais, cette histoire me fit rire pendant tout le voyage parce que je pensai au sketch de Fernand Reynaud qui dit à plusieurs endroits : « Je ne suis pas un imbécile ; je suis douanier ! »
(Pour les plus jeunes : Fernand Reynaud, artiste comique de scène et acteur, 1926-1973 nous a fait rire avec le plombier, le raciste, restons français, le plombier, le paysan (ça eût payé), allô tonton pourquoi tu tousse, avec deux croissants, etc., et le douanier !) 

Puis, j’oubliai cet incident et passai quinze jours formidables. Ce fut au retour que l’histoire me revint. Je devais à nouveau passer la frontière entre Vintimille et Menton. La vie est pleine d'imprévus et, je redoutais de tomber sur le même douanier. D’autant que j’avais des marchandises que j’avais acheté en Italie et qui étaient, comment dire : surveillées, règlementées, comme entre-autres, les alcools fort qu’on ne trouvait pas, à l’époque, en France (Grappa, Strega, Sambuca et Zabov.) 

Le douanier  s’avançait vers moi… quand la voiture derrière moi klaxonna ! L’attention du douanier se porta vers elle. Sans même me regarder, il me fit signe de passer. Je m’éclipsai. 

Ce fut génial. Je ne sais pas pourquoi le conducteur avait klaxonné mais, merci Monsieur. Ce fut génial. 

A suivre… 

Comme convenu avec mes amis, voici leurs blogs : AnselmeLutin, avidoxe, Ateliers d'écritureS, Dan et Dina, Dina de Dan,  Ecrire Pastel, Éric Valloni, gravillons, polarsensudalsace et VittorioDenim Bonne lecture et, partagez, faites-vous plaisir.

mercredi 1 mai 2019

Au menu : le Grau-du-Roi


Cela faisait bien un mois que j’étais à Nîmes et je n’avais toujours pas de voiture. Cela ne me gênait pas, j’avais toujours une personne pour me proposer d’aller à la mer, à la rivière ou ailleurs pour visiter

C’est pourquoi, un dimanche Mon ami Osvaldo me proposa d’aller diner au Grau-du-Roi

Personnellement, je ne connaissais pas cette ville. Donc, je répondis : « D’accord. » Et, ce dimanche –là, ce fut : vacances en village de pêcheurs mais en période estivale. 
Je précise en période estivale car hormis juillet et août, c’est un village où y vivent, à l’année, des gens qui sont du village. D’ailleurs, ce n’est plus un village de pêcheurs mais une petite ville où il y a encore des pêcheurs. 

Pour cette visite, osvaldo avait pris un autre chemin qu’il appela « par Générac ». 
C’est une route étroite qui évite la voie encombrée par les touristes et passe par les vignes et donc par Générac où on peut trouver plusieurs caves qui font de bons vins. Ensuite, il avait rejoint la route qui va des Saintes Maries de la Mer à la Grande Motte et, à un endroit à peine indiqué, avait tourné à gauche, entre les deux villes, pour aller au Grau-du-Roi. 
Il laissa la voiture sur un parking et c’est à pieds qu’il me fit visiter la ville. 

Je fais court, j’ai fait une vidéo de la visite même si tout n’est pas dessus.

Et je reviens à mon histoire.
Osvaldo m’emmena au port, sur la rive gauche du "Canal du Rhône à Sète" (Soit quai Colbert), juste quand les bateaux de pêche rentraient. Petite halte sur le pont pour voir l’agitation bateaux-restaurateurs ainsi que les commerçants qui commençaient à sortir leurs marchandises. Les touristes étaient déjà là… et nous aussi ! 

Ainsi, entre les différentes visites et autres haltes, midi arriva. 
Il était temps de s’assoir à un restaurant donnant sur le port, la mer et les touristes qui, à cette époque de l’année, sont partout.
Attention, je ne dis pas du mal des touristes. Occasionnellement, j’en fais partie et je comprends qu’ils amènent du « sang neuf », le « nerf de la guerre » : l’argent qui fait vivre !

Bref ! Au menu, une rouille ; je ne connaissais pas. Puis, un plat à base de poisson et un dessert. Ce fut simple mais toujours mieux que le steak-frites barbouillé de ketchup et mayonnaise à une table du restaurant d’à côté. (En plus, il avait rajouté du sel !) 

Voilà, ce fut ma première confrontation avec le Grau-du-Roi et, pas la meilleure. Heureusement, il y en eut d’autres, hors-saison, quand les gens vivent normalement leur vie et où je pus apprécier le charme d’un vrai village de pêcheurs, où je pus manger calmement du poisson du jour sans renifler l’odeur du restaurant d’à côté et où je pus faire une visite sans me faire heurter par des inconnu. 

C’est alors que j’aimais cette petite ville qui est, somme toute, très agréable. C’est pourquoi j’y retournai assez souvent. 

A suivre…

Comme convenu avec mes amis, voici leurs blogs : AnselmeLutin, avidoxe, Ateliers d'écritureS, Dan et Dina, Dina de Dan,  Ecrire Pastel, Éric Valloni, gravillons, polarsensudalsace et VittorioDenim Bonne lecture et, partagez, faites-vous plaisir.