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dimanche 6 juillet 2025

Premier jour de vacances

 


Oui, ça y est, je suis arrivé. L’autoroute, les embouteillages et même les imbéciles, ceux qui te dépassent alors que tu es à 130 et qui se mettent devant toi pour ralentir à 110 le flux des voitures créant ainsi des accidents et les embouteillages; les faux-lions, quoi ! Tout cela est ailleurs ; moi, je suis à l’hôtel, je suis arrivé.

Le temps de me débarbouiller un peu et direction la plage. Ce matin, j’aurais droit à une demi-heure car on mange à midi et je ne veux pas me retrouver à une mauvaise place avec les restes du jour. Je retournerai nager vers 17 heures. Aujourd’hui, ce sera cool. Demain est un autre jour.

Mais, d’abord, j’ai pensé à vous, amis lecteurs, d’où ce post court et « carte postale » du net ». Mais avant de vous quitter, une petite poésie s’impose, un Fais-10-Vers ou Sonnet-Bref sur ce que je vais faire dès demain :

La planche orangée glissait

Portée par une vague bleue

C’était dans le vert de ses yeux

Que la griserie se voyait

Le sable jaune était blond

Un drapeau vert bougeait au vent

La plage était noire de gens

Visages blancs d’admiration

La matière grise du surfeur

Doit réagir à la couleur !

C’est dans le recueil « Fais-10-Vers, La Rime Pratique » en page 27. (Rimé ABBA-ABBA-CC ; Sonnet-Bref.)

Évidemment, je ne vais pas faire que de la planche ! Je vais visiter aussi et même, je me suis emmené des livres comme « Les Veilleurs », je vais à la chasse aux coquilles… (Les écrivains comprendront !)

Bonnes vacances à tous, amis lecteurs. À bientôt

Voici mes amis en écriture : Atelier d’écrituresavidoxe ; cap. Margenspat ; dinadedan ; EcrirePastel ; Elsass-by-Nath ; Eric Valloni ; Ant Askman, V.DiMarco et VittorioDenim

jeudi 13 juin 2019

Saint-Gilles et Vauvert, les deux du Gard


Un jour, c’était en mai, j’ai eu envie d’aller visiter une localité pas plus éloignée mais moins accessible : Les-Saintes-Maries-de-la-Mer. Mais, ce n’est pas des Saintes dont je vais vous parler, les Saintes, je vous en parlerai plus tard. 

Donc, voici.
Pour aller aux Saintes, mes amis ‘locaux’ et moi, nous étions passé par Saint-Gilles-du-Gard et, au retour, le soir, nous nous étions arrêtés dans une crêperie à Saint-Gilles ; « Un restaurant breton où, m’avaient-ils dit, les crêpes sont excellentes ! » Ce qui s’avéra vrai. D’autant que je n’avais jamais fait un repas entièrement aux crêpes de l’entrée au dessert avec un « trou normand », offert par le patron, aux deux tiers du repas. 

Bref ! Pendant le repas, nous avons parlé de tout et de rien mais surtout des villes et villages autour comme les Saintes ou Vauvert. 
Le mot Vauvert m’avait intrigué car Brassens en parle dans certaines de ses chansons : « au diable vauvert » et j’étais, et suis encore, un amateur de Georges Brassens. Je me promis donc d’aller visiter ce Vauvert que le peuple associe au diable.
En fait, ce qui m’avait fait dresser l’oreille c’était la couleur : ‘vaut vert’ qui ne ‘colle’ pas bien avec le rouge du feu de l’enfer ou du diable tel qu’on se le représente.   

Voici des explications que j’ai trouvée dans des chansons de G. Brassens :
Première explication, tirée de « Les funérailles d’antan » :
Au diable Vauvert :
On entend parfois "au diable vert". Aujourd'hui on dit "à dache" (Dachau?) ou "à Pétaouchnok " dont la consonnance évoque la lointaine Sibérie. Rabelais parle du "diable de Vauvert". Le château de Vauvert, célèbre au Moyen Âge pour le sanctuaire de la Vierge qui était tout près, se trouve dans la région de Nîmes, ce qui, pour les Parisiens, était à l'époque aussi loin que pour nous la Sibérie.
Diable Vauvert :
L'origine de cette expression est certainement une diablerie, car les gens de Vauvert (dans le Gard) reconnaissent eux-mêmes, je cite : "Il s’agit vraisemblablement d’une récupération « vauverdoise gardoise », d’une ancienne légende de la région de Meudon."
Deuxième explication, tirée de « Ballade des gens qui sont nés quelque part » :
Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar
Ou même de Montcuq ils s'en flattent mazette

Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

J’en ai donc déduit que :
Vauvert vient de vaux-vallons et vert, la couleur de ces vaux devenus ‘vau’ dans l’écrit, vaux verts, vau-vert, Vauvert.  
Par ailleurs, envoyer quelqu’un au diable, c’est l’envoyer très loin.
Au diable vauvert signifie donc que « c’est loin ». 

Je suis donc allé vérifier. Vauvert n’est pas loin, en distance, de Nîmes, Saint Gilles, d’Aigues-Mortes ou des Saintes mais il est difficile d’accès. Une seule départementale le traverse et pour l’emprunter il faut faire un détour donc : Vauvert semble loin de tout et je suppose qu’il l’était encore plus dans les siècles passés quand il n’y avait que des petits chemins pour y accéder. En tout cas, à moi, le chemin me sembla long. 

Naturellement, il y a d’autres explications comme ce Vauvert près de Paris et très éloigné du Vauvert près de Nîmes ! 

Mais, c’est quand même un beau village puisque à l’époque où j’y allai, il y avait 7.000 habitants et il y en a plus de 11.000 aujourd’hui ! Le « C’est beau mais c’est loin » (de Jacques Chirac) se vérifie ici puisque les gens s’y plaisent et la population augmente.  

Quant à Saint-Gilles-du-Gard, il vaut aussi le détour. La preuve en est que Demis Roussos, le chanteur des « Aphoriste’s Shild » y a habité durant des années.  

A suivre… 

Comme convenu avec mes amis, voici leurs blogs : AnselmeLutin, avidoxe, Ateliers d'écritureS, Dan et Dina, Dina de Dan,  Ecrire Pastel, Éric Valloni, gravillons, polarsensudalsace et VittorioDenim Bonne lecture et, partagez, faites-vous plaisir.