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mercredi 29 avril 2020

De fil en aiguille


La poésie ne se trouve pas seulement dans les livres, l’art ou la nature, elle peut aussi se voir dans les actions. 

Hommage à ces personnes qui agissent ‘pour le plaisir’ comme on dit ; sans contrepartie. C’est de la poésie aussi. 

En ce moment, je la vois entre les mains de ces personnes qui soignent d’autres personnes mais aussi entre les mains de de ces couturières qui font des masques pendant leurs longues journées de confinées. On les appelle : les petites mains ! Mais, oh combien leur coeur est grand.

La poésie est entre nos mains. 
Ces personnes travaillent gratuitement afin de procurer aux autres un rempart contre ce virus qui est (heureusement pas toujours) dans l’air. 

L’air est respiré 
Personne ne vit sans air 
Même l’air du temps 
 
La poésie est dans ces bouts de tissus assemblés. Ils sont formés d’espoir. De fibres végétales, certes mais aussi d’espoirs. L’espoir d’arrêter le virus, l’espoir d’être utile à quelqu’un, l’espoir de continuer la vie.

« Sans ‘R’ arme se lit âme » 
« normal, sans air, rien ne vit »

Voir la poésie partout est mon défaut. Désolé. Mais, c’est certainement moins dangereux que dire du mal des gens. 

Bravo aux petites mains. 
La poésie vaincra. 

Sinon, le reste du temps, je lis. Actuellement, j’ai deux livres qui sont intéressants : Tableaux pour vous qui aimez la poésie et Destinations pour vous qui aimez le dépaysement. Un clic sur le lien et vous pourrez lire quelques pages pour vous faire votre avis et d’ailleurs, puisque vous y êtes, vous pourrez laisser votre avis ! C’est permis.  

A suivre… 

Comme convenu avec mes amis, voici leurs blogs : avidoxe, Ant Askman, cap Morgenspat, Ecrire Pastel, Éric Valloni, gravillons, et VittorioDenim ; sans oublier notre « Ateliers d’écritureS 68 ». Bonne lecture et, partagez. Faites-le pour vous, partagez !
Bonne lecture et, partagez, faites-vous plaisir.

mardi 3 septembre 2019

Après les vacances... et la reprise, dure, dure reprise : un voyage dans le calme s'impose.
Voici la vidéo.

https://youtu.be/mG7q8EhqNBI

Pour plus de précision, vous pouvez m'écrire.

Pour l'instant, le "capitaine Claude Morgenspat" n'a pas encore été appelé pour mener l'enquête dans ces lieux mais, même au paradis il y a des meurtres ! Je l'ai vu à la télé. :D

Bonne méditation

A suivre… 

Comme convenu avec mes amis, voici leurs blogs : AnselmeLutin, avidoxe, Ateliers d'écritureS, Dan et Dina, Dina de Dan,  Ecrire Pastel, Éric Valloni, gravillons, polarsensudalsace et VittorioDenim Bonne lecture et, partagez, faites-vous plaisir.

mercredi 26 septembre 2018

Passer le Pont... du Gard - 1) Dessous


Indéniablement, j’étais tombé amoureux de cette région coincée entre la Provence et l’Occitanie qui se situe à l’ouest du Rhône, aux abords de sa rive droite. 

Je voulais en savoir plus. 
Or, en faisant les chemins à pieds, je ne voyais que ce qui était en hauteur, à cause de la végétation et en voiture je ne voyais pas grand-chose puisqu’il fallait faire attention à la route.
Je décidai donc de descendre le Gardon en bateau. 

Grâce à un ami qui eut l’amabilité de nous amener, mon bateau et moi, mon périple commença près du pont Saint-Nicolas-de-Campagnac. 
J’étais déjà passé sur ce pont en voiture car celui-ci permet, depuis le XIIIème siècle, de relier Nîmes à Uzès et là, je m’apprêtai à passer dessous le pont à arches ogivales de type médiéval. Il était beau. Il était haut, aussi. 
Je passai et, cinq-cents mètres plus loin, le gardon, qui y fait une boucle, me montra une plage de sable blanc côté intérieur de la boucle et, juste après, je dus marcher car il n’y avait pas assez d’eau. Le Gard, ou Gardon, est capricieux et, selon la saison, peut être totalement à sec par endroits. Dix mètres plus loin, je recommençai à pagayer et continuai en regardant le paysage sous un autre angle. 

Le spectacle des petites plages de sable blanc et hauteurs à la végétation abondante ainsi que l’insuffisance d’eau se renouvela plusieurs fois jusqu’à cet endroit appelé « La Baume » que je connaissais très bien puisque j’y avais « habité » pendant deux mois l’été précédent. Je savais qu’en cette section la hauteur d’eau est importante car, à un certain endroit, le cours de la rivière est arrêté par des rochers. Il y a une petite cascade.
Il est possible de descendre, de côté sans quitter son canoé mais, je n’étais pas un expert et décidai de monter sur la rive et de passer à pieds, mon embarcation sur la tête. (Le canot à défaut de canotier !)  
Ensuite, je n’eus plus de problème de hauteur d’eau et je me laissai porter par la rivière. 
 
Les gorges du Gard sont très belles et hautes par endroits. Il y a des grottes. J’admirai la végétation. Je vis un serpent d’eau qui avalait une grenouille ; c’est la vie ! Je vis aussi un renard qui, très étonné, me regarda passer. Naturellement, je pris des photos. 

Enfin, je passai le pont de Collias et, à environ cinq kilomètres de là, j’arrivai au Pont du Gard. 
Je le vis de loin. Il est beau, vu de la rivière, en amont. Il se rapprochait et devenait grand, haut et long. Je passai en dessous, à côté de ses fondations pointues fixées sur des rochers. Je passai vers la gauche ; il y a une arche qui enjambe l’eau (Alors que les autres sont souvent à sec.) et continuai vers Remoulins où mon camarade devait me récupérer. 

Ce fut une de mes plus belles excursions. D’une part, à l’époque il n’y avait pas de club ou d’entreprise qui proposait le canotage pour descendre le Gardon et, d’autre part, je l’ai fait seul et tranquille. C’est pourquoi, aussi bien le renard que les castors me regardaient passer, imperturbables, pas encore importunés et curieux. 

Comme convenu avec mes amis, voici leurs blogs : avidoxe, Ateliers d'écritureS, Dan et Dina, Dina de Dan,  Ecrire Pastel, Éric Valloni, et VittorioDenim Bonne lecture et, partagez, faites-vous plaisir. Ils vous feront la causette si vous savez penser par vous-même. Un petit clic sur le lien et vous êtes reliés. Bonne lecture.

mercredi 11 juillet 2018

Oh mon bateau-o-o-o


'L’épisode cévenol' dure environ une semaine et, dès que les pluies cessèrent, on fit comme les autochtones : on l’oublia et on recommença nos sorties. 

Cependant, début septembre, j’avais un certain spleen ; trouver par deux fois une personne avec qui on se sent bien et les voir partir, ce n’est jamais agréable. Aucun départ n’est agréable à vivre. Même au paradis on peut être triste. 

Je me retrouvai donc seul. 
Enfin, seul n’est pas vraiment le mot juste car le foyer s’était rempli de jeunes ; les universités recommençaient de dispenser leurs cours ( https://sites.google.com/view/ateliersdecritures68/accueil )et les étudiants étaient revenus. Et puis, il y avait le groupe qui m’avait adopté et on continuait de fréquenter la Baume. 

C’est ainsi qu’un dimanche soir, alors que nous faisions des allers-retours d’une rive à l’autre du Gardon pour ramener nos affaires, pour le dernier voyage, sans doute que nous l’avions trop chargé ou parce qu’il était mal placé, un rocher déchira le fond de mon bateau. Celui-ci ne coula pas car il était fait de plusieurs boyaux indépendants et c’était seulement une partie qui avait passé sur le rocher. Mais, je compris que les vacances étaient finies. L’envie n’y était plus. 

Ce soir-là, je démontai mon bateau, je vidais les boyaux de l’air, le pliai et le rangeai dans l’armoire. La saison estivale était finie. 

Comme convenu avec mes amis, voici leurs blogs : avidoxe, Ateliers d'écritureS, Dan et Dina, Dina de Dan,  Ecrire Pastel, Éric Valloni, et VittorioDenim Bonne lecture et, partagez, faites-vous plaisir. Ils vous feront la causette si vous savez penser par vous-même. Un petit clic sur le lien et vous êtes reliés. Bonne lecture.

jeudi 17 mai 2018

Le jour de l'eau


Ma période travail/vacances/amours se passait à merveille. Le soleil était là et les soirées étaient agréables au bord de l’eau. J’aimais ça ! 

Comme vous vous en doutez, ce trop beau apporta son contraire, soudainement. Je dis soudainement car je ne savais pas. J’étais nouveau, venu d’Alsace, un peu comme les lorrains, d’ailleurs. 

Voici. 
Un jour, un samedi pour être précis, vers 17 heures, on vit des nuages s’amonceler au-dessus de « notre » ciel. Sur la rive d’en face les autochtones plièrent bagage rapidement. Nous, de l’autre côté, sur l’autre rive, les regardions faire. Matheus, qui était allé visiter la grotte, arriva en courant. « C’est l’orage, les gars ! On plie bagage. On s’en va d’ici. » Mais, trop tard. Non pas qu’il nous pleuvait dessus, tout était encore sec mais, le gardon commençait à monter très vite. Il pleuvait en amont, vers le Pont de Saint Nicolas. « Pas le temps pour démonter les tentes, prenez les sacs de couchage et vos affaires de ville, on monte à la grotte. » 

Il faut dire que Matheus était le seul du groupe à être natif de Nîmes. Il savait ! Tant mieux pour nous et les lorrains car l’eau continuait de monter. 

Parvenus devant la grotte nous regardions en bas l’eau qui montait. Il ne pleuvait toujours pas sur notre bout de plage ni sur « La Baume » d’ailleurs.
L’atmosphère était étrange… En amont il s’était arrêté de pleuvoir. Les nuages allaient vers le nord. Autour de nous tout était au sec. L’air était suffocant, lourd. Et l’eau montait. Le gentil gardon s’était transformé en torrent. Il allait vite et s’épandait large. Il était passé de 3 mètres à 20 mètres de largeur et continuait de monter et à s’étendre. 

Puis, aussi soudain que s’était venu, tout changea. L’air redevint respirable. Les cigales recommencèrent à chanter. Le bruit du tonnerre se fit remarquer par son absence et nous, nous étions à nouveau « relâchés », pas encore détendu mais, moins stressés.
En bas, l’eau s’était arrêtée aux piquets de nos tentes et avait commencé à redescendre. La tente des lorrains, par contre, avait pris l’eau. Je compris pourquoi Matheus avait insisté pour que nous plantions la tente en haut du monticule sablonneux. Tout redevint à la normale. 

Aujourd’hui, je peux dire que ce jour-là nous avons eu de la chance. Tout d’abord pour avoir eu un ami qui connaissait les caprices de l’orage et de son influence sur le gardon. Ensuite parce que l’orage n’était qu’un annonciateur venu nous dire que l’été était fini. La vraie perturbation vint deux semaines plus tard : un phénomène qu’on appelle « Episode Cévenol » et, il parait que dans ces cas-là, le gardon monte de 4 mètres à certains endroits. 

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